L'autre

Comment garder son calme en toute circonstance?

Difficile parfois de garder son calme face à Bidule qui vous critique, à Machin qui vous insulte ou à ce client Truc-Muche qui vous hurle dessus pour une raison encore aujourd’hui inconnue. Difficile certes mais pas impossible! Cela Nécessite en revanche une bonne dose d’entrainement et de patience. Alors comment faire pour garder son calme?

garder son calme en toute circonstance

Rien d’anormal à être en colère

Quoi de plus normal que de ressentir cette envie d’exploser, ce rouge monter aux joues lorsque l’on se retrouve dans une situation qui nous mets en colère. Et pourtant, il nous arrive de nous en vouloir. Et même de culpabiliser de se sentir en colère. Je ne parle pas ici de ce que l’on a dit ou fait, mais de s’en vouloir d’avoir RESSENTIS cette émotion.

Mais je vais t’apprendre un petit truc: la colère est saine ! Oui, oui. Elle n’est certes pas agréable, et on aurait envie de l’éviter à tout pris en particulier lorsqu’elle nous créait des ennuis. Et pourtant comme toutes les émotions, elle n’est ni bonne ni mauvaise!

Le fait de considérer qu’une émotion est bonne ou non, c’est ce que l’on a appris. Ce que l’on nous a dit étant petit(e) sur ce que l’on a le droit ou non de ressentir vis à vis de ceux qui sont autour de nous. Vous savez les fameuses paroles que l’on vous dit enfant quand vous vous mettez en colère ?! Celles-ci même qui vous font peu à peu assimiler cette émotion comme à éviter. Pourtant déjà enfant, elle s’exprime lorsque l’un de nos besoins n’est pas assouvis. Lorsque l’on a envie de ce bonbon mais que l’on nous dit non par exemple. Elle est donc normale! Comme on est heureux lorsque tout va bien, la colère (comme la tristesse) se manifestent comme une alarme, lorsque quelque chose ne va pas.

Et j’ai un autre scoop! Tu N’ES PAS ton émotion!

Perdre ton calme ne fais pas de toi une mauvaise personne. T’énerver et dire une chose que tu ne penses pas, non plus. Même si on va voir comment éviter cela! En revanche ruminer et critiquer au lieu de s’expliquer ou de s’excuser, ça, ça ne rend pas les choses meilleures!

Si tu t’en ai pris à quelqu’un et que tu regrettes, la solution première est de laisser ta fierté de coté et d’aller présenter tes excuses à cette/ces personne(s). Et d’en tirer la leçon nécessaire pour ne plus recommencer. En faisant cela, tu montres aux autres que tu prends ta part de responsabilité dans la situation et dans tes actes. Et cela demande du courage!

Alors, comment garder son calme?

Cela demande de l’entrainement. Rome ne s’est pas construite en un jour, garder son calme c’est pareil!

Prendre conscience de son émotion

Pour apprendre à garder son calme en toute circonstances, il faut déjà prendre conscience lorsqu’une situation nous mets hors de nous. Simple sur le papier mais plus complexe lorsque cela nous arrive!

Donc si tu n’y arrives pas les premières fois, pas de panique c’est normal! Conscientiser son émotion sur l’instant T prends du temps. (Beaucoup de temps même). En revanche tu peux le faire de manière rétrograde. Une fois la situation passée, demande-toi ce qui a déclencher cette émotion et pourquoi y as-tu réagis? En faisant cela, tu prendras peu à peu conscience des situations déclenchant cette émotion et tu seras plus à même de les anticiper!

Cela s’applique à toutes les émotions. Conscientiser les situations et les émotions qu’elles génèrent permet de mieux nous connaitre et de nous comprendre.

Quel est mon besoin?

L’équation est simple: Emotion « négative »= besoin inassouvi.

J’utilise ici les guillemets pour négative car je ne le répéterais jamais assez, aucune émotion est négative. C’est une émotion, tout simplement. Désagréable certes mais qui est au contraire une opportunité de travailler sur nous!

Pour en revenir à nos besoins. Ressentir une émotion désagréable, c’est que notre corps nous indique que quelque chose ne va pas. Les fameuses alarmes! Alors qu’est ce que tu te racontes? Quelle phrase alimentes-tu? Quelle perception de toi ou du monde alimente cette situation?

Est ce que c’est parce que je pense que cela m’arrive toujours à moi ce genre de choses? Que je me dis que je donne tout à cette personne mais que COMME D’HABITUDE je finis pas souffrir ? (Oui celle-ci c’est du vécu!) Ou encore: Je fais de mon mieux mais personne ne s’en rend compte?

Il existe des milliers de possibilités de ce que notre petit enfant intérieur est en train de se raconter et qui alimente nos perceptions.

Une question de point de vue
tout est question de perceptions

Parce que oui, tout est une question de perception!

Voici une petite histoire pour toi:

Une fillette tenait deux belles pommes dans ses mains. Sa mère entra dans la pièce et lui demanda en souriant gentiment :
Trésor, pourrais-tu donner une de ces pommes à maman ?

La fillette leva les yeux vers sa mère avec cet air candide unique aux jeunes enfants. Puis elle mordit soudainement dans une pomme. Et sans hésitation, elle mordit dans la seconde.

La maman sentit son sourire se refroidir sur son propre visage. Elle essaya tant bien que mal de ne pas montrer sa déception quand sa petite fille lui remit une des pommes mordues en disant spontanément :
– Celle-là est la plus douce.

Et oui, c’était pour voir laquelle était la meilleure à lui donner. Avouez que ce n’est pas pas bête!

Cette petite histoire nous montre que peu importe qui vous êtes, que vous soyez expérimenté(e), compétent(e) ou savant(e), il est nécessaire de retarder toujours votre jugement. Vous donnez ainsi aux autres le privilège de s’expliquer. Le motif peut être bon même si l’action semble erronée. On évite ainsi de porter un jugement hâtif sur une situation ou une personne et de se tromper!

Un autre point sur la perception c’est que celle-ci nous est personnelles. Notre vision du bien et du mal est NOTRE décision. Ce qui peut sembler « mauvais » à nos yeux peut être bon pour d’autres.

L’immense majorité de nos frustrations, de nos souffrances, de nos tristesses et de nos malheurs résultent d’une interprétation hâtive.

Arthur Dreyfus
Et si on posait la question?

Et si au lieu de perdre notre calme vis à vis d’une situation ou d’une personne, on en parlait. Cela peut paraitre bête comme idée mais observez bien autour de vous. Vous vous rendrez compte que souvent les conflits ou les mésententes naissent de quiproquo. Simplement d’un soucis de communication. Bidule m’a dit ceci et je l’ai compris comme ca. Sauf que si je lui donnais mon ressentis, peut être que ce qu’il voulait dire n’était pas ce que j’ai interprétée à partir de mon vécu et de mes croyances! Et hop! Un conflit d’évité (ou pire, des ruminations).

Ca aussi cela demande de l’entrainement. Cela demande que l’on est d’abord pris conscience de notre colère et que l’on ai compris le besoin qui est derrière, pour appréhender la situation avec plus de calme et de sérénité. Après cela, on peut parler!


Au fond, apprendre à garder son calme, c’est arriver à analyser ce qui nous touche, nous fait douter, nous déstabilise. Comprendre ce qui fait que cette émotion est là en moi et son origine. C’est apprendre à s’écouter pour petit à petit mieux l’accueillir. Jusqu’à ce qu’elle ne sois plus qu’une petite alarme au creux de notre tête, au lieu de se barouffe digne d’un cours de musique du lycée. Et puis c’est aussi, apprendre à écouter l’autre. Celui qui nous énerve. Parce que lui aussi, il a ses perceptions, ses peurs et ses limites. et peut être que tout simplement il se défend ou qu’il est malheureux.

En espérant avoir apporter un peu de soleil dans votre vie. On se retrouve bientôt!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *