Se libérer de la perfection

La perfection, ça semble bien et idéal mais lorsque nous nous infligeons la perfection, celle-ci peut être source de souffrance. Parfois, on a beaucoup de mal à lâcher cette perfection pour de multiples raisons. Qu’il s’agisse de peur de décevoir les gens, ceux que l’on aime, de se décevoir soi ou du regard des autres, les raisons sont multiples mais conduisent toutes à nous limiter. Parce que c’est l’imparfait nous rend humain(e)!

Mais voila, cela peut être très inconfortable de la lâcher, cette perfection. Pourquoi ? Parce que quand on la lâche , ce sont de vieilles croyances, de vieilles habitudes et de vieilles peurs que nous lâchons avec elle.

Se libérer de la perfection
Se libérer de la perfection
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Une perfection personnelle

La perfection, c’est se sentir insatisfait (quasiment) en permanence de ce qui nous arrive. Parce que la réalité, finalement ce n’est pas si bien! Les autres ne font pas ce que l’on voudrait, on ne se sent pas heureux/se autant que l’on aimerait, et puis tu sais le boulot … Il faut comprendre que la perfection n’est jamais atteinte puisque l’on passe notre temps à se concentrer sur tous les petits défauts et choses négatives, plutôt que toutes les merveilleuses choses qui nous entoure. On se concentre sur ce qu’il y a eu (qu’est ce que j’ai fait de mal? pourquoi ça à échouer?) et ce qui va arriver. On veut tout contrôler (dans son couple, au travail, dans ses relations, etc.) pour que tout soit parfait. et ça c’est une énorme charge mentale.

Sauf que nous n’avons pas tous la même vision de la perfection, elle est propre à chacun. Parfois, la vision des autres peut nous surprendre et être encore mieux que celle que l’on avait imaginée ou moins bien, mais c’est ok ! Cela permet d’accepter que nous avons tous un prisme différent.

la perfection c'est être tel que l'on est, être pleinement soi

La perfection engendre la procrastination

À être perfectionniste, on finit par procrastiner. Pourquoi ? Parce que l’on a peur de l’erreur. Car si ce n’est pas parfait, on ne le fait pas du tout. On préfère ne rien faire que de ne pas faire les choses tel qu’on les vise. On repousse les choses plutôt que ce ne soit pas exactement comme l’on pense que cela doit être ou encore, on préfère ne jamais se lancer plutôt que de se lancer et avoir peur de décevoir les autres ou de se décevoir.

Apprends à ne plus se comparer aux autres mais à chercher à s’améliorer, par rapport à celle/celui que l’on été. En changeant cette façon de percevoir, on accepte de tenter de nouvelles choses et de passer à l’action! Lâcher cette perfection permet de se retrouver soi-même, d’apprendre et d’explorer. Cela engendre l’acceptation de nos propres erreurs, de celles de ceux à qui on délègue ou celle d’autrui.

Se recentrer sur soi

À partir du moment où l’on décide de lâcher la perfection, on change de focus. On n’est plus dans la recherche d’acceptation des autres mais sur ce que l’on vit là maintenant. On est dans l’instant présent. On apprends à écouter son enfant intérieur et à s’écouter. Développer notre connaissance de nous-même pour s’ouvrir à ce qui nous correspond et nous parle. Vivre dans le moment présent est peut-être le plus beau secret, la plus belle chose pour bien vivre et accepter notre imperfection ! C’est accepter d’être pleinement soi, sans ce carcan obsessionnel autour de nous, sans cette cage dorée que l’on s’impose.

La volonté de tout contrôler

Toute cette perfection engendre une obsession du contrôle. On veut tout contrôler : ce que les autres vont penser de nous, notre image, notre apparence, notre attitude. La perfection vient souvent de l’appréhension par rapport aux regards, de leur avis et opinions.

Chez moi, la recherche de perfection était drivée par ce besoin d’exister et d’être reconnu par l’approbation des autres, quitte à culpabiliser si je ne correspondais pas à l’idéal visé.

Il faut apprendre à lâcher prise et à permettre aux autres (et à soi-même) de se tromper. Parce qu’à être dans notre monde idéal, on en oublie ce qui nous entoure voire on s’isole pour ne pas en souffrir!

Pardonner l’imperfection

Mais pour s’ouvrir à qui on est, il faut avant tout se pardonner et pardonner aux autres. Pardonner notre famille qui nous a peut être inculquer des croyances, pardonner notre passé et les erreurs que l’on a pu y faire ou pardonner notre collègue pour ces erreurs. Toutes ces choses qui nous ont emprisonnées ou nous emprisonnent encore dans cette cage mentale. On accepte ainsi d’être parfait dans notre imperfection et que les autres le soient aussi!


Quelque soit ton évolution et ton avancement dans ton besoin de perfection, accueille cette personne merveilleuse que tu es et qui mérite de s’épanouir au delà de cette perfection. Et ce n’est pas grave si aujourd’hui tu n’as pas réussi(e), parce que c’est aussi ça être imparfait !

A toi de jouer!